Bonjour à tous, et bienvenue dans l'aventure d'Atl, une petite fille Maya, contre le Nécromancien, un magicien noir. Je ne vous en dit pas plus sur l'histoire vous le découvrirez bien assez tôt.
J'ai décidé de ne pas attendre d'avoir fini d'écrire l'histoire pour la publier. Dès qu'un chapitre est terminé, je le publie sur ce site.
Évidement, vous lisez probablement plus vite que je n'écris. Mais je vous promet de fair de mon mieux.
Le livre est gratuit et libre. Mais si vous voulez que l'histoire avance plus rapidement, vous pouvez offrir un don à l'auteur (c'est moi ça). Je vous assure que ça me fera écrire plus vite.
Pour faire celà, c'est très facile: il vous suffit d'écrire un commentaire sur l'une des pages du livre, en disant par exemple: "Je promet d'offir 10€ à l'auteur pour qu'il écrive plus vite le prochain chapitre". Ou pourquoi pas: "Je promet de donner à l'auteur 3€ par chapitre pour les 5 chapitres à venir". Soyez imaginatif si vous voulez.
Evidement, vous pouvez commenter sur d'autres sujets aussi...
Si le montant des promesses de dons atteint la limite donnée au début du chapitre pas encore écris, l'auteur s'engage à livrer le chapitre dans les 3 jours après que la limite soit atteinte.
Pour l'instant, l'auteur ne prend pas les cartes bleues. Virement bancaire, Ripple ou Paypal.
Bon, assez palabré, place à l'aventure.
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Dans ce chapitre, nous allons faire connaissance avec Atl, son meilleur ami Cédric et sa famille (rapidement). Et nous allons voir comment Atl va se retrouver embarquée dans une aventure incroyable.
Atl était une fille Mexicaine assez ordinaire. Elle avait 10 ans, deux parents, un grand frère et une petite sœur, elle habitait un village pas trop petit, à coté d'une ville pas trop grande. Elle avait deux chiens qui aboyaient tout le temps, cinq lapins dans des cages au fond du jardin, à l'ombre d'un grand cactus. Elle n'était ni très grande, ni très petite, elle n'aimait pas trop la cuisine de sa mère et son père ne la battait pas trop souvent.
On était dimanche et elle se rendait chez son ami Cédric. Cédric était un grand, mais dans sa tête il n'était pas beaucoup plus vieux qu'Atl. Il parlait avec un drôle d'accent qui faisait rire Atl, mais elle ne devait pas trop rire sinon il se vexait. Il n'était pas d'ici, mais de France ou d'Allemagne, Atl n'arrivait jamais à retenir, et il avait tout le temps la tête dans ses ordinateurs.
Il était aussi très intelligent, et il savait beaucoup de choses qu'il avait appris dans tous ses livres ou sur internet.
Atl voulait lui montrer quelque chose.
Il habitait à la ville (pas trop grande) d'à coté. Elle avait pris un bus qui l'avait laissée juste à coté de la rue de Cédric. Elle se rendit à sa porte et cogna très fort en criant "Cédric!". Elle savait qu'il était là car elle entendait la musique forte de sa fenêtre. Mais elle se demandait s'il allait l'entendre.
Aprés avoir passé cinq minutes à frapper la porte et à crier pour rien, Atl décida d'escalader la grille. C'était une grille basse et Atl était très agile. Elle adorait grimper aux arbres, et les grilles sont encore plus faciles.
Elle passa la tête par la fenêtre: Cédric était là, il lui tournait le dos et, face à son miroir, le visage couvert de mousse blanche, il se rasait avec beaucoup de concentration. La musique était tellement forte et Cédric était tellement concentré qu'il n'avait pas entendu de ses cris.
Atl se fendit d'un petit sourire espiègle, attendit qu'il éloigna le rasoir de son visage et cria de toutes ses forces: "Baja la musica!" Ce qui, en espagnol, veut dire "Baisse la musique".
Cédric fit un bond presque jusqu'au plafond. Il se retourna tout tremblant vers elle qui riait aux éclats, et la fixa d'un air furieux. "Tu m'as fait une de ces peurs !" Atl en riait de plus belle.
Cédric se rinça le visage, et, toujours à moitié rasé, se tourna vers Atl, tout excité : "Alors, tu l'as amené ?" Atl hocha la tête énergiquement et sortit une boite de son sac à dos.
C'était une boite en bois très ordinaire mais qui contenait quelque chose de MAGIQUE. Évidemment, ni Atl ni Cédric ne le savaient. C'était la boite que la grand-mère d'Atl lui avait léguée en mourant. Car la grand-mère d'Atl était morte la semaine précédente. Atl l'avait ouverte et y avait trouvé un simple carnet rempli de formules Maya. Atl parlait le Maya, mais ne comprenait rien au sens du carnet. Une suite de chiffres et de symboles sans queue ni tête. Elle pensait que peut être Cédric, avec ses livres et son internet, arriverait à le comprendre.
Mais Cédric ne parlait pas le Maya. Atl dut passer des heures à lui déchiffrer les symboles du carnet. Et Cédric les recopiait en Français (ou en Allemand, elle n'était pas sure) dans un gros cahier.
Enfin, ils arrivèrent à la dernière page. Il faisait nuit et Atl avait du appeler à la maison pour dire à ses parents que Cédric lui payerait le taxi pour rentrer. Elle avait de fortes chances de se faire battre par son père, taxi ou pas, mais elle voulait absolument comprendre le carnet de sa grand-mère.
Enfin, quand ils eurent finis, Cédric poussa un long soupir et dit : « C'est bien ce que je pensais. C'est un programme ».
- Un programme ?
- Oui, une recette.
- Pour faire quoi ?
- Impossible de le savoir sans essayer.
- Bon, ben on essaye ?
- Attends un peu, il faut encore l'écrire, ce programme. Et il contient des éléments... Comment dire ?
- Ben quoi ?
- Merde, Atl, tu comprends pas ! Un programme écrit en Maya, par ta grand-mère... C'est vraiment étrange.
- Oh Cédric ! Tu peux me le faire marcher ? Je veux savoir ce que ma grand-mère voulait dire.
- Je vais écrire le programme ce soir et le compiler pendant la nuit.
Dans le taxi qui la ramenait chez elle, Atl était toute excitée de savoir ce que Cédric allait bien pouvoir faire avec les formules du carnet de sa grand-mère. Quand elle arriva, il était déjà 10h du soir et sa mère n'était pas contente du tout: "Va au lit tout de suite! On va bien voir si tu arrive à te réveiller demain matin!". Elle passa par le salon pour éviter son père qui était dans la cuisine, probablement soul de bière.
Elle eu bien du mal à trouver le sommeil, malgré sa fatigue. Elle pensa à sa grand-mère qui était morte la semaine précédente, qu'elle n'avait pas beaucoup connue. C'était la mère de sa maman. Elle avait habité dans un tout petit village et ne parlait pas très bien espagnol. Elle était le docteur du village, c'est à dire qu'elle savait faire des remèdes avec les herbes et tout le monde allait voir la "vieille sorcière" quand ils étaient malade. Ce n'était pas une sorcière, mais les gens du village l'appelaient comme ça pour rire.
Effectivement, Atl eut bien du mal à se lever. L'école commençait à 10h comme tous les jours, mais avant, elle devait donner à manger aux poules. Il y en avait 5 dans le jardin. Puis elle alla à l'école, qui était à 20 minutes à pied de la maison.
Elle sortit de l'école à midi, comme tous les jours. Elle rentra chez elle pour aider sa mère à préparer le repas de midi, qui au Mexique, se mange plutôt vers 2h. Elle pris ensuite son sac à dos, rempli de boites de chewing-gum pour aller les vendre en ville.
Elle passa toute l'après midi et la soirée à vendre ses chewing-gums sur la place principale et dans le parc; et à penser à Cédric qui devait avoir fini son programme. Elle était bien fatiguée quand la grande horloge de la mairie indiqua 7h. Elle en avait vendu pour 150 pésos (à peu près 8 euros) et se prépara à rentrer chez elle. Mais comme elle n'était pas loin de chez Cédric, elle fit un détour par chez lui.
"Cédric! ... Ho Cédric!"
Pas de réponse.
Alors qu'elle l'appelait pour la cinquième fois, une dame sortit de la maison d'à coté. "Cédric n'est pas là" dit elle.
- Désolée de vous avoir réveillée!
- Oh pas du tout, c'est juste qu'il m'a donné quelque chose pour toi, au cas où il ne serait pas là quand tu viendrais.
- Ah bon ? C'est quoi.
- Attends un instant.
Atl resta dehors pendant que la dame retournait dans la maison. Elle se demandait ce que ça pouvait bien être.
- Voilà, c'est juste ça.
La voisine lui tendit une petite clé usb. Atl était toute excitée. Ça devait être le programme de sa grand-mère. "Merci beaucoup madame !" Et elle se dépêcha pour ne pas rater le dernier bus.
Dans le bus, elle trépignait d'impatience. Enfin il arriva dans son village. Elle rentra à la maison en courant. "Tu arrive bien tard !" Lui dit sa mère. "Met l'argent dans la boite et va te coucher. Il y a des tacos dans la cuisine".
- Je peux allumer l'ordinateur ?
- Bon, mais pas longtemps. Et après tu vas au lit.
C'était un vieil ordinateur qui prenait bien 5 minutes pour démarrer. Elle mangeait ses tacos pendant l'écran de démarrage. Elle ne tenait plus en place et retournait sans cesse la clé usb de Cédric dans sa main. C'est à ce moment que tout bascula. Sa vie allait bientôt changer du tout au tout, mais elle ne la savait pas. Une fois l'ordinateur prêt elle inséra la clé usb de Cédric et, le cœur battant, elle attendit qu'elle soit reconnue par l'ordinateur.
Il y eut comme un bug. L'écran se bloqua, l'ordinateur se mit à faire de drôles de bruits. Et puis, tout à coup, l'écran s'éteignit et l'ordinateur fit un grand bruit. Une grande étincelle jaillit de l'unité centrale et une épaisse fumée s'en échappa. Atl, complètement paniquée, se jeta sous la table pour tout débrancher. Elle plongea dans le nuage de fumée produit par l'ordinateur, arracha la prise, se releva, et se sentit prise de nausée. Elle tituba vers la porte du salon, à taton, les yeux fermés, et se cognat à quelque chose qui la fit tomber.
Elle se releva tant bien bien que mal. L'ampoule avait du bruler car il faisait tout noir. Ses yeux et sa gorge piquait, elle toussa en cherchant à taton l'interrupteur. Sa main se prit dans la branche d'un buisson. Un buisson ? Où était-elle ? Elle s'arrêta d'un coup et ouvrit ses yeux et ses oreilles. Elle était au beau milieu d'une forêt de grands arbres qui cachaient le ciel. Elle n'avait jamais vu des arbres aussi grands. Comment était-elle arrivée là ? La nuit était très sombre et elle n'y voyait pas grand chose.
Et il y eu un froissement de branches derrière elle. Atl se retourna en un éclair, le cœur battant la chamade. Elle ne savait pas comment elle était arrivée là, mais il y avait peut être des jaguars dans cette forêt...
Elle essaya de distinguer d'où le bruit était venu, mais elle n'y voyait décidément rien. Elle sursauta alors qu'elle entendit un froissement de branche similaire. Il n'y avait pas de vent. Il devait y avoir un animal dans un buisson un peu plus loin.
Et tout à coup, une voix sortit du buisson : "Aveugle, sourde et sans armes... C'est vraiment trop facile." Atl sursauta à nouveau. Des bruits de pas dans les feuille mortes, deux petit yeux rouges se mirent à luire dans le noir, beaucoup plus haut qu'Atl. Elle commença à se sentir très mal. Et, alors qu'un rayon de lune perçait à travers les branches, elle vit une grande créature poilue comme un ours, mais avec une tête très allongée, qui s'avançait lentement vers elle sur ses pattes arrière. Atl cria.
Dans ce chapitre, un combat à mort contre une bète horrible et la rencontre d'un vieil ermite bien irracible.
La bête était au moins deux fois plus grande qu'Atl. Au bout de ses long bras poilus, de grandes pattes avec des griffes comme des poignards. Sa gueule s'entrouvrait sur un sourire sardonique qui laissait voir ses crocs acérés. Atl était terrorisée mais elle ne pouvait pas détourner le regard des deux petits yeux rouges de la bête qui luisaient dans la nuit. "Trop facile." répéta la bête en arrivant à la hauteur d'Atl. Et elle tendit sa patte droite bien haut au dessus d'elle, toutes griffes dehors. Atl supplia "Non !" mais la bête ne l'écoutait pas. La patte lui porta un coup formidable, tellement puissant que les griffes de la bête traversèrent le corps d'Atl de son épaule à son bassin. Elle sentit une sensation la traverser, comme un courant d'air à l'intérieur d'elle. "Je vais mourir" pensa-t-elle. La bête ne souriait plus. "Qu'est ce que..."
Atl porta sa main à sa poitrine, son épaule, son bassin, pensant y sentir du sang, mais découvrit que le coup n'avait même pas entaillé ses vêtements. La bête fronçait les sourcils : "Comment fait tu ça ?" et la frappa à nouveau sans la toucher.
Et un grand vent se leva dans la forêt. La bête, qui sentait que ce n'était pas un vent naturel, jetait des coups d'œil suspicieux dans toutes les directions. Elle semblait avoir oublié Atl.
Et tout à coup, la bête s'envola. Comme si elle avait été accrochée à une grue. Elle montait tout doucement vers les branches basses des arbres, gesticulant frénétiquement, visiblement paniquée. Comme il faisait toujours sombre, Atl la perdit de vue. Mais elle pouvait toujours entendre la bête se débattre de son filet invisible. Il y eut comme un craquement, un cri de douleur, et la bête tomba. Elle s'écrasa aux pieds d'Atl, avec une sorte de courte lance, ou une grosse flèche en travers du corps. Morte. Atl leva la tête et essaya de percer du regard l'obscurité pour voir qui l'avait sauvée.
"N'aie pas peur" fit la voix dans les branches. "Je vais descendre pour que tu me voies". Et elle entendit comme quelqu'un sautant de branche en branche.
Enfin, elle parvint à distinguer comme un singe qui descendait. Il sauta d'une branche basse pour atterrir à coté d'elle. Il avait de courtes jambes, de longs bras, un pelage noir et une sorte de tête de loup sauf que ses oreilles étaient rondes. "Je m'appèle Grevo". Atl essaya de répondre : "Je m'appèle Atl, merci de..." et elle éclata en sanglots. "Pardo... nez moi... Je...". Grevo ne sembla pas s'en soucier. Il se dirigea vers le corps de la bête et s'appliqua à en retirer sa lance, qui en fait était juste un bâton en bois taillé en pointe à une extrémité, et avec une sorte de chiffon de l'autre coté. Atl, était bien contente qu'il ne lui prêtait pas trop d'attention. Elle essaya de se concentrer pour mettre fin à sa crise de larmes. Quand enfin elle y parvint, le singe-loup lui tendait le chiffon (qu'il avait retiré du bâton) pour qu'elle essuie ses larmes. "Excusez moi" dit-elle. "Inutile" répondit-il. "Tu peux marcher ?"
- Oui
- On devrait s'éloigner un peu, le corps du dange va attirer l'attention.
- Merci monsieur Gregor... Merci merci" Elle sentit sa gorge se nouer à nouveau.
- Assez !" Répondit-il sèchement. Elle respira un grand coup et contrôla ses émotions. "Allons" dit-il encore. Et il s'enfonça dans la forêt noire. Atl le suivit, plus à l'oreille qu'à l'œil, tant il faisait noir. Elle trébuchait sur toutes les racines. Lui, marchait sur ses quatre pattes.
Ils marchaient depuis une demi heure à peu près quand le singe-loup s'arrêtât. "C'est une de mes caches" dit il. Il y avait un arbre creux d'où la créature retira un sac de toile. "Reste là" dit-il. Et il monta dans un arbre avec le sac.
Atl resta dix minutes seule alors que le singe-loup s'affairait dans l'arbre. Elle sursautait à chaque craquement de la forêt. Enfin, la créature réapparut sur une branche basse : "Au fait, tu sais grimper aux arbres ?" Atl lui fit un oui énergique de la tête. "Monte alors" répondit-il.
Le singe-loup avait tendu un hamac entre deux branches de l'arbre. "Je n'ai qu'un seul hamac ici, mais je peux dormir sur une branche" murmura-t-il. "Je n'ai rien à manger. Si tu as faim, ça devra attendre demain. Il vaut mieux ne pas trop parler ce soir, mais j'ai beaucoup de choses à te dire Atl. Il y a encore 5 heures avant le lever du soleil. Essaye de dormir et nous parleront demain." Atl sentit à nouveau les larmes lui monter au visage. Elle posa sa main sur le bras de la créature avec l'intention de le remercier encore, sa main passa à travers le bras et elle la retira en un sursaut.
"Les réponse viendront demain. Dors maintenant". Et il monta se percher au dessus d'elle.
Pour une fille de 10 ans, suspendu à 5 mètres au dessus du sol, dans une forêt inconnue, avec une créature inconnue assise sur une branche au dessus d'elle, Atl dormit très bien. Elle rêva qu'elle était dans son lit, dans la chambre de ses parents (elle n'avait pas de chambre à elle) ; et qu'elle se levait le matin pour aller à l'école. Elle réchauffait un tamal au micro-onde pour le petit déjeuner et, en attendant que ça chauffe, elle posa sa tête fatiguée sur ses poignets et se rendormi. Elle se réveilla dans son lit, se rendit dans la cuisine, chauffa un tamal, se rendormit, se réveilla dans son lit... Le rêve était horriblement ennuyeux. Elle se réveilla en sursaut quand Grevo la poussa du bout rond de son bâton "Réveille toi, le soleil est déjà haut". Et, la nuit précédente lui revenant à la mémoire, elle se demanda lequel était le rêve et lequel la réalité.
Elle fit très attention en descendant du hamac. Aussitôt qu'elle l'avait quitté, Grevo commença à le décrocher et le rangea dans le sac de toile. Puis il lui fit signe de descendre.
Arrivés en bas, il ne remis pas le sac dans l'arbre creux mais le chargea sur son épaule. Puis il s'éloigna. Atl le suivit. Il lui parla d'une voix forte pour qu'elle puisse entendre car il marchait devant et lui tournait le dos.
"J'habite sur une colline, à une journée de marche d'ici, dans cette même forêt qui est la plus grande forêt de la région. Nous l'appelons la Forêt Noire. Je vis seul depuis plusieurs années, par choix. Il y a quelques jours, j'ai commencé à sentir quelque chose d'étrange. Quelqu'un allait bientôt traverser les mondes. Et, alors que les jours passaient, l'impression se renforçait. Je me suis donc mis en chemin".
Atl marchait en l'écoutant avec attention. Elle ne l'interrompait que lorsqu'elle n'entendait pas une phrase.
"Je sais que le Nécromancien et très attentifs aux voyageurs d'entremonde. Je savais qu'il te sentirait arriver aussi, et qu'il enverrait quelqu'un pour te tuer.
Le Nécromancien est un puissant magicien de l'Est. Probablement le plus puissant du Monde. Il à le pouvoir de réveiller les morts. Le dange qui t'as attaqué est l'une de ses créatures. Un mélange abominable..."
Il garda le silence un moment.
"J'ai décidé de tenter de te sauver car je possède une copie d'un manuscrit très rare. Ce manuscrit décrit les mondes parallèles d'une manière très particulière qui me laisse penser que les voyageurs entre-monde ont peut-être..."
Il s'arrêta et la regarda par dessus son épaule. "...ont peut être le pouvoir de faire face au Nécromancien".
Atl s'arrêta, toute interdite : "mais vous avez dit qu'il était très puissant..."
"C'est vrai que quand je te regarde, je me dis que j'ai probablement eu tort".
"Comment est-tu passée ?" demanda-t-il un peu plus loin. Atl sursauta, de crainte de prendre la parole. Puis elle balbutia: "Ma grand-mère m'a laissé un carnet plein de formules Maya en mourant, un ami programmeur l'a converti dans un ordinateur et...". Grevo secouait la tête. "Tu es là par accident..."
Après encore un kilomètre, il continua :
"Le dange qui t'as attaqué avait un sens olfactif très développé. C'est pour ça qu'il t'as trouvé avant moi. Par contre, il ne connaissait rien aux voyages entre-monde. Quand un voyageur devient visible, ça prend encore quelques heure pour qu'il devienne tangible. Une période d'ajustement. Tu as du passer pour de bon pendant la nuit".
Il s'arrêta, se retourna et lui tendit son bras : "essaye de toucher". Atl sentit sous ses doigts le pelage rêche de la créature. Cette dernière se retourna et se remit à marcher. En silence cette fois.
Après peut-être une heure de marche en silence, il s'arrêta au bord d'un ruisseau noir. "Ça n'a pas l'air mais l'eau est bonne. Bois. Et repose toi un peu, je vais faire un petit détour". Elle fit oui de la tête timidement et il s'en alla.
Alors qu'il disparaissait entre les buissons, il se retourna, leva son bâton-lance et l'envoya se planter aux pieds d'Atl. "Au cas où", dit-il avec comme un petit sourire sarcastique.
Atl attendit qu'il fut hors de portée d'oreille et éclata en sanglots. Elle s'assit sur un banc de mousse qui lui mouilla son jean et pleura sans s'arrêter pendant une éternité. Elle voulait sa famille, sa maison, Cédric, l'école, les chewing-gums sur la place de l'église... Même les moquerie de son frère et les raclée de son père étaient mieux que cette forêt sombre pleine de monstres. Même...
Quand elle arriva à cours de larmes, elle but au moins un demi-litre du ruisseau, et regarda aux alentours à la recherche de fruits ou quelque chose qui se mange. Elle fit quelques pas en aval, mais s'arrêta bien vite pour aller déplanter le bâton-lance de Grevo. "au cas où".
Elle ne trouva rien. Elle resta assise là, prostrée, attendant le retour de Grevo. Et s'il ne revenait pas ? Elle n'avait ni montre ni téléphone portable. Ça faisait surement déjà une demi-heure. Elle commençait à avoir faim.
Et si il avait eu un accident ? S'il était tombé dans un ravin, ou attaqué par une bête encore plus grosse ? Qui sait ce que cette horrible forêt pouvait bien cacher comme monstres...
Dix fois elle entendit comme des bruits de pas qui s'approchaient, dix fois elle serra le bâton dans la main, terrorisée que ce fut un autre monstre, mais tout de même espérant le retour de Grevo. Et dix fois ce n'était qu'un bruit de forêt. Le jour avançait et elle commençait à avoir sacrément faim. Enfin, elle rassembla le courage en elle et partit dans la direction qu'il avait empruntée. Peut être avait-il besoin d'aide...
Elle n'allat pas bien loin. À 100 mètres elle tomba sur un arbre d'où pendaient d'étranges fruit roses. En forme de banane mais qui seraient passés pour des poires au toucher. Elle en mangea 5 sans s'arrêter, priant pour qu'ils ne la rendent pas malade. De toute façon elle préférait mourir empoisonnée que de mourir de faim. Ou de finir sous la dent d'un des monstres de cette forêt. Quand elle eut fini, le soleil se couchait presque. Elle se demanda où elle allait passer la nuit. Elle décida de retourner là où Grevo l'avait laissée, au cas où il reviendrait. Mais elle avait tant tourné sur elle même qu'elle n'était pas sure dans quelle direction aller.
Elle essaya trois directions différentes, essayant de reconnaitre les arbres ou les buisson, sans succès. Ça la mit dans une colère noire ! Elle donna un grand coup de pied dans son arbre à poires bananières et manqua de se casser un orteil. Une poire bananière tomba juste à coté d'elle est elle fit un bond d'un mètre de haut en poussant un cri. Puis elle s'assit par terre, massant son pied endolori et pestant contre le monde entier.
Finalement elle décida de passer la nuit près du pied de fruits. Pour pouvoir manger un petit déjeuner avant de partir. De toute façon la nuit serait bien trop noire pour qu'elle puisse marcher. Elle monta dans un arbre à branches larges pour dormir mais elle avait tellement peur de tomber pendant son sommeil qu'elle ne put s'endormir. Elle passa la nuit à écouter les bruits terrifiants de la forêt.
Mais elle ne fut pas attaquée.
Quand arriva le petit jour, elle était exténuée. Son dos lui faisait mal, ses fesses aussi à force d'être assise sur du bois dur. Elle récupéra le bâton de Grevo et redescendit au sol. Puis elle se mit en route. Elle avait décidé de sortir de cette maudite forêt. Elle allait donc voyager en ligne droite jusqu'à ce qu'elle soit sortie. Elle tourna le dos au soleil. S'il y avait un méchant Nécromancien à l'Est, autant s'en éloigner.
Elle marcha avec une méfiance extrême. Le bâton en main, prête à frapper. Aussi silencieusement que possible, pas très rapidement. Sa fatigue avait disparu et elle était aux aguets. Ses yeux scrutaient les alentour à la recherche de prédateurs, mais aussi de nourriture. Plusieurs fois elle entendit des bruits de fuite dans les fourrés. comme si elle avait effrayé un petit animal. Mais elle ne croisa aucune grande bête.
De temps en temps, elle trouvait un fruit qui avait l'air mangeable qu'elle essayait avec prudence. Ou un autre pied de poires bananières. Les fruits étaient parfois un peu verts, parfois un peu pourris, mais elle les mangeait quand même en se disant qu'elle n'allait peut-être plus en trouver.
En début d'après-midi, elle arriva prêt d'un petit étang qui avait l'air propre. Elle but l'eau avidement et s'assit sur une branche morte un instant. Il faisait chaud et humide dans cette forêt, elle avait beaucoup transpiré. Ses habits étaient couverts de taches. Elle décida de se baigner.
Elle jeta un œil aux alentour avant de se déshabiller et partit d'un petit rire. Elle était on ne peut plus seule. Mais elle ne put s'empêcher de regarder encore en enlevant ses sous-vêtements. Puis elle entra nue dans l'eau claire avec précaution. Le sol était plein de rocher ronds et glissants.
Elle s'assit entre deux roches, avec de l'eau jusqu'au cou et, pour la première fois depuis son arrivée dans ce monde étrange, elle se détendit. Elle ferma ses yeux, étendit ses jambes et ses bras. Elle se rendit compte tout à coup à quel point elle était fatiguée.
Elle se frotta le corps un peu, sans savon. Puis elle sortit de l'eau en jetant un coup d'œil autour, ramassa son tas de linge sale et retourna dans l'étang pour le laver tant bien que mal.
Une fois qu'elle eut tout essoré, elle étendit le tout au soleil, sauf sa culotte qu'elle remis mouillée. Elle savait que c'était ridicule dans cette forêt, mais elle ne pouvait pas s'empêcher d'avoir honte d'être toute nue.
Elle avait décidé d'attendre une heure que ça sèche. Elle se trouva un carré d'herbe plus ou moins plat, s'allongea dessus et ferma les yeux. Ce petit étang était si joli qu'elle n'avait plus peur du tout. Elle s'endormit très vite, avec la main sur le bâton tout de même.
Elle se réveilla sans savoir pourquoi mais avec tous ses sens en alerte. Elle ne bougea pas du tout et ouvrit ses yeux lentement. Le ciel s'était assombrit et elle voyait la Lune du coin de l'œil. Elle roula des yeux sur la gauche et là, il y avait un monstre, à 5 mètres d'elle et qui s'approchait en silence.
Ce chapitre n'est pas encore écrit. L'auteur promet de le publier 3 jours après que les promesses de dons atteingent 25 €.
Sinon, le chapitre sera publié... quand l'auteur trouvera la motivation de le finir :)